Que l’on donne le nom d’une femme à une rue qui porte le nom d’un homme ne nous pose aucun problème – le nom de cette rue n’est celui d’un homme que parce qu’on a débaptisé cette rue pour le lui donner, ce nom. Une rue du Dugong et une rue de la Licorne, par exemple, ça serait bien… Une rue du Cardon-Epineux, une rue de la Longeole, aussi. La rue des Chaudronniers s’appelle ainsi parce qu’il y avait des chaudronniers, la rue des Granges parce qu’il y avait des granges, la rue de l’Hôtel-de-Ville parce qu’il y a l’Hôtel de ville, la rue de la Cité parce qu’elle mène à la Cité et la Grand-Rue parce que c’était la plus grande rue. Que la rue des Chaudronniers et la rue des Granges restent la rue des Chaudronniers et la rue des Granges. Que la rue Etienne-Dumont redevienne la rue des Belles-Filles, l’avenue de Miremont le «chemin perdu», la rue Diday la rue du Vieux-Bordel.


Source:   Le Courrier
February 13, 2024 09:55 UTC