Wokisme, Palestine, «racisme anti-Blancs», «propagande LGBT», virilité, défense des «valeurs suisses et chrétiennes en péril» ou encore «dégauchisation» des villes romandes… Voilà quelques-unes des thématiques chères à l’influenceur Colin Walks, très prolifique sur les réseaux sociaux et suivi par près de 35 000 personnes sur Instagram.
Originaire du sud de la France et installé en Valais depuis quelques années, cet activiste d’extrême droite (un terme qu’il ne réfute pas, par lassitude, indiquant que «c’est un combat perdu d’avance pour toute personne qui n’est pas à gauche», préférant se définir comme «conservateur de la civilisation chrétienne» et «patriote suisse») a mené plusieurs actions polémiques en Suisse romande.
Il s’affiche en couple avec l’influenceuse Mila, elle aussi d’extrême droite, condamnée en première instance en France pour un tweet raciste – elle a fait appel.
Colin Walks, lui, est désormais dans le viseur de la justice valaisanne au motif d’une possible violation de l’article 261 bis du Code pénal, qui punit la discrimination et l’incitation à la haine, notamment en matière d’orientation sexuelle.