Depuis deux mois que des milliers de policiers fédéraux quadrillent Minneapolis, Ana, Carlos et leur fils Luis s’enferment chez eux à double tour. « C’est inhumain de vivre ainsi, prisonnier dans sa propre maison », confie à l’AFP Ana, qui s’exprime sous couvert d’un pseudonyme, comme son mari et son fils. La procédure dure depuis bientôt trois ans. Lors du premier mandat de Donald Trump, Carlos n’avait pas ressenti le besoin de s’enfermer et garde le souvenir d’opérations plus ciblées. « Le président doit rester encore trois ans, trois ans c’est assez long ».