Chaque après-midi, après l’école, en attendant sa mère, Caitlin se rend à l’aquarium local pour y contempler les poissons. Une manière d’échapper à la grisaille de la ville et à la solitude. Si David Vann semble effectivement plus apaisé, que les fans se rassurent : le volcan est en sommeil mais loin d’être éteint. Et de fait, la tension monte au fil des pages, avec des passages d’une noirceur hallucinante. Jusqu’à la rupture, salvatrice et révélatrice… Une méthode visiblement efficace car, pour la première fois chez David Vann, l’insatiable désir d’amour d’une incroyable petite fille laisse poindre un chemin de guérison et la possibilité d’une rédemption.
Source: La Croix November 10, 2016 11:03 UTC