Et que ce n’est qu’en 1990 que la France a pour la première fois reconnu un viol conjugal. Mme Mattiussi évoque aussi dans son propos les racines catholiques de la notion de devoir conjugal, sans rentrer dans les détails. Dans notre culture moderne qui, de Don Juan à James Bond, associe la masculinité à l’énergie sexuelle, le devoir conjugal produit un cadre où il est pratiquement impossible de penser le viol conjugal – voire pire, un cadre où toute victime de viol conjugal est par définition coupable. De fait, l’histoire catholique de la notion de devoir conjugal donne en pratique un grand pouvoir à l’homme sur la femme. Le soi-disant devoir conjugal, nommé ou nom, constitue encore un déni du consentement sexuel dans la pastorale de ces trente dernières années.
Source: La Croix February 10, 2026 11:18 UTC