Raphaël Pichon et Jeanne Candel ont choisi l'ultime version d'« Hippolyte et Aricie » (1757), premier opéra qui fit connaître à un large public celui qu'on considérait surtout comme un aride savant. Se télescopent donc l'amour de Phèdre pour Hippolyte, fils de son époux Thésée, et celui, réciproque, des deux rôles-titres. Elsa Benoit fait d'Aricie plus qu'une oie blanche qui va se soumettre au culte de Diane alors qu'elle aime Hippolyte. Hippolyte qui profite de la sensibilité frémissante et du noble charme du ténor Reinoud van Mechelen. Coup de chapeau également à Lea Desandre pour ses gracieuses apparitions, à Eugénie Lefebvre pour sa Diane lumineuse et à toute l'équipe.
Source: Les Echos November 15, 2020 15:56 UTC