Il est des hommes qui se perdront toujoursde Rebecca LighieriP.O.L, 374 p., 21 €Ce livre est un coup de poing. On devait s’y attendre - on pouvait l’espérer, venant de Rebecca Lighieri, pseudonyme par lequel la romancière Emmanuelle Bayamack-Tam (1) signe ses romans noirs. Quiconque se souvient des Garçons de l’été, thriller parfaitement maîtrisé et succès de librairie, ne s’en étonnera pas. Il est aussi celui de la fratrie qui restera aux prises avec le sombre héritage des pulsions destructrices paternelles. C’est cru, c’est cruel et, loin de tout pathos, l’écriture charnelle de Rebecca Lighieri exhale le langage des corps.
Source: La Croix April 29, 2020 16:07 UTC