Le 8 août 2014, quand les soldats de l’État islamique débarquent dans son village du Sinjar, cœur géographique de la communauté yézidie, Aveen (le prénom a été modifié) n’a que 21 ans. Les hommes armés tirent des coups de feu en l’air et ordonnent à toute la population de se réunir devant des camionnettes servant à déplacer le bétail. En quelques minutes, on lui arrache sa sœur, son mari, sa vie et sa liberté. Sa petite fille de deux ans, elle, restera toujours à ses côtés. Au quatrième jour du procès de Sabri Essid, jugé pour sa participation au génocide des yézidies, Aveen, partie civile, a livré un témoignage poignant sur le calvaire qu’elle a subi lorsqu’elle était aux...
Source: L'Humanite March 20, 2026 10:40 UTC