La directrice juridique de Médecins sans frontières (MSF) Françoise Bouchet-Saulnier (1) dénonce la militarisation de la Méditerranée au large de la Libye et explique pourquoi MSF a suspendu ses opérations de sauvetage dans cette zone dangereuse. Le bateau d’assistance Aquarius affrété par SOS Méditerranée et Médecin sans frontières au large de la Libye le 11 août 2017. Cette zone va au-delà des 12 milles nautiques des eaux territoriales et des 12 autres milles de la zone contiguë sans que l’on sache précisément son périmètre. La Libye fait d’une zone de responsabilité pour l’organisation des secours une zone de souveraineté exclusive dans les eaux internationales. En raison du blocus, soit les personnes sont bloquées sur le sol libyen, soit les embarcations sont interceptées en mer et ramenées en Libye au mépris des conventions internationales sur le refoulement.
Source: La Croix August 13, 2017 13:41 UTC