Lors de sa crémation, son amant vole l’un de ses doigts sur le bûcher et le conserve dans une boîte cachée au fond d’une armoire. Cinquante-deux ans plus tard, une petite fille découvre la relique, libérant ainsi l’âme condamnée de Sreelakshmi. C’est dans le Kerala, où l’auteure est née, qu’elle situe son intrigue, sur laquelle passe un souffle de fantastique. Délivré de sa prison de bois, le fantôme de Sreelakshmi vagabonde ainsi dans un ancien palais sur les bords du fleuve Nila où plusieurs femmes ont trouvé refuge pour des raisons différentes. Anita Nair rend un hommage émouvant à leur courage et leur obstination à vivre, envers et contre tout.
Source: La Croix March 19, 2020 17:26 UTC