Fin janvier, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une loi précisant que les relations sexuelles ne constituent pas une obligation attachée au mariage civil. Toutefois, cette réforme soulève de sérieuses interrogations anthropologiques, philosophiques et, pour nous catholiques, théologiques, en ce qu’elle modifie la manière de penser le lien entre mariage et sexualité. En touchant à cet élément structurel et symbolique du mariage, le législateur a choisi une voie radicale alors que des instruments efficaces mais plus ciblés existent. Ici, il ne s’agit plus seulement d’affirmer que nul ne peut être contraint, mais d’induire que la sexualité ne ferait plus intrinsèquement partie du mariage civil. À terme, ces évolutions pourraient fragiliser le lien conjugal et accentuer davantage la séparation entre sexualité, procréation et alliance durable.
Source: La Croix February 06, 2026 19:22 UTC