« Les Enfants de la Volga » (Deti moi), de Gouzel Iakhina, traduit du russe par Maud Mabillard, Noir sur blanc, 505 p., 24 €, numérique 17 €. « Mes enfants », aurait dit l’impératrice Catherine II de Russie en accueillant les colons allemands venus de leur pays à la recherche de terres cultivables. Invités à la fin du XVIIIe siècle par l’impératrice (elle-même d’origine allemande, une princesse d’Anhalt-Zerbst), les nouveaux venus s’installèrent sur les bords de la Volga et y prirent racine. Après le destin des Tatars, sujet de Zouleïkha ouvre les yeux (Noir sur blanc, 2017), son premier roman, Gouzel Iakhina (née en 1977) se penche sur le destin de cette communauté. L’œuvre de Gouzel Iakhina s’inscrit dans la désormais très riche tradition qui patiemment ressuscite le passé russe d’un « siècle chien-loup »Ce côté onirique du roman en fait bien plus qu’une chronique de la destruction d’une communauté.
Source: L'Humanite November 19, 2021 09:59 UTC