Camp d’Ouré Cassoni (Tchad), envoyé spécial. Après le sable et les cailloux à perte de vue, l’apparition, au loin, de quelques cahutes et de silhouettes mouvantes semble un mirage. De la ville tchadienne d’Amdjarass, au nord-est, il faut plus d’une heure et demie pour rallier par une mauvaise piste le camp d’Ouré Cassoni. Là s’entassent – le mot est affreux mais traduit la sinistre réalité – près de 110 000 personnes, essentiellement des femmes et des enfants. Si elles n’ont pas de maisons dignes de ce nom, elles disposent néanmoins d’un abri solide, pour combattre tout à la fois la chaleur de la...
Source: L'Humanite February 19, 2026 16:55 UTC