Bien au-delà de la situation interne chinoise, Kenneth Roth a estimé que Pékin utilisait son pouvoir économique et diplomatique pour attaquer avec une intensité inédite les mécanismes internationaux de protection des droits humains. « Si d’autres gouvernements commettent des entorses graves aux droits humains, aucun autre gouvernement ne montre les muscles avec autant de vigueur et de détermination pour saper les normes internationales des droits humains et les institutions qui pourraient les soutenir », juge-t-elle. Dans ce sens, HRW dénonce l’inaction, voire la complicité d’autres pays face à cette « menace existentielle » que fait peser Pékin sur les droits humains dans le monde. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est lui aussi accusé de ne parler des « droits humains qu’en « termes génériques ». Elle les appelle aussi à conditionner toute visite d’État de dirigeants chinois à « de véritables progrès en matière de droits humains ».
Source: La Croix January 16, 2020 11:37 UTC