À partir du classique d’August Strindberg, «Mademoiselle Julie», les deux institutions devenues nœuds essentiels du réseau des plateaux genevois ont à leur tour tissé un entrelacs. Elles ont ainsi invité six grands artistes contemporains, de provenances diverses, à la passer au crible de leur propre interprétation. Ce dernier, muni d’un seul billet pour sa foisonnante soirée à la Comédie, commence par assister avec tous ses pairs à une réactualisation du huis clos dans la grande salle historique. Sinon, on grimpe jusqu’au studio Claude Stratz, où l’Iranien Amir Reza Koohestani s’interroge dans un «Miss Julie» gigogne sur les rôles que distribue l’amour. Les amoureux ont ouvert l’hôtel de leurs rêves, et ont trouvé la paix dans le pliage des serviettes destinées à leur clientèle.
Source: Tribune de Genève September 13, 2018 15:22 UTC