On croyait que l’élan citoyen qui avait balayé en 2015 un Guatemala ravagé par la corruption aurait porté ses fruits. Quatre ans plus tard, au terme du mandat présidentiel de Jimmy Morales, lui-même éclaboussé par des scandales de malversations, un dangereux statu quo s’est installé. L’issue du premier tour de la présidentielle, qui avait lieu dimanche dans cette nation d’Amérique centrale, confirme cet inquiétant immobilisme politique. Si cette tendance se confirme, les près de 8 millions d’électeurs seront appelés à les départager lors du second tour, le 11 août. Jimmy Morales a d’ailleurs mis un terme au travail de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (Cicig) parce qu’inquiété.
Source: L'Humanite June 17, 2019 17:26 UTC