Le cataclysme déclenché en 2008 par la faillite de Lehman Brothers a contraint les banques centrales à repousser les limites de leur mandat, une mutation que beaucoup jugent irréversible. Car "on avait sous-estimé, dans les mandats des banques centrales, le rôle crucial qu'elles devaient jouer en cas de très forte instabilité financière", souligne Eric Dor, directeur des Etudes Economiques de l'IESEG à Lille. Cet état de "+répression financière+ est inscrit dans l'action à venir des banques centrales", assure Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet Wealth Management. - Faible inflation -En dépit des énormes moyens déployés, les banques centrales peinent par ailleurs à remplir leur objectif d'inflation proche de 2%, censée refléter la bonne santé de l'économie. Hors du champ de contrôle des banques centrales, la concurrence mondiale exacerbée dans les biens et services et l'"ubérisation" de l'économie freinent les prix dans les pays développés.
Source: La Croix September 04, 2018 09:45 UTC