Partout aujourd’hui la parole s’affranchit : c’est l’effet « Gilets jaunes », et la parole qui se libère, c’est aussi l’affaire de la psychanalyse. Le mouvement « Gilets jaunes » est une protestation spontanée pour une vie meilleure, pour en finir avec trop d’injustices et avec le mépris qui réduit chacun à sa solitude. Si ce mouvement de colère comporte des zones d’ombres, c’est aussi notre responsabilité de faire entendre ce que ce mouvement porte de positif. Nous qui, fidèles à la psychanalyse, voulons nous faire entendre, nous ne sommes pas « Gilets jaunes » seulement pour apporter notre soutien : nous en sommes ! La psychanalyse est toujours jeune sans enfiler de gilets jaunes.
Source: L'Humanite February 06, 2019 15:22 UTC