FIGAROVOX/TRIBUNE - Il faut mettre un terme au silence assourdissant qui entoure le massacre de Français à Oran le 5 juillet 1962, estime Jean Tenneroni. Il est Français d'Algérie, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de Français d'Algérie. Le 5 juillet 1962, la ville d'Oran n'est plus « la Radieuse » que le général de Gaulle saluait quatre ans auparavant lors de son retour au pouvoir. Les attentats ont aussi pris fin depuis une semaine avec l'embarquement des derniers groupes de l'OAS vers l'Espagne. «Le silence demeure une faute impardonnable… Le «massacre oublié» ne peut plus, désormais, être oublié» écrivait Philippe Labro, à la fin de la préface du remarquable livre éponyme que consacra il y a neuf ans Guillaume Zeller à la terrible journée du 5 juillet 1962 à Oran.
Source: Le Figaro July 05, 2021 09:44 UTC