"Nous faisons office de zone-tampon", explique Athmane, informaticien de 43 ans, l'un des doyens du groupe majoritairement âgé de 20 à 30 ans. Le but est "avant tout d'éviter que des personnes mal intentionnées viennent provoquer les policiers", précise Yassine, 23 ans étudiant. Quand des jeunes veulent s'approcher des policiers, quelques membres du groupe s'interposent, les convainquent de faire demi-tour, leur rappellent que le "hirak" (mouvement) doit rester pacifique. Jusqu'à ce que des manifestants décident de s'interposer, aux cris de "Silmiya", parvenant à calmer les esprits...D'où l'idée d'organiser "une sorte de force d'interposition pacifique", comme Samia, étudiante, décrit leur collectif d'environ 200 personnes. Mais depuis le 12 avril elle a revêtu une chasuble orange, car elle estime "primordial de préserver le caractère pacifique du Hirak".
Source: La Croix April 26, 2019 18:22 UTC