Quand Bassora a explosé début juillet, lançant un mouvement de contestation qui a gagné l'ensemble du sud, le gouvernement a promis plans d'urgence, investissements et milliards de dollars. Son organisation, comme d'autres, réclame que Bassora soit déclarée province "sinistrée". Mais, avec un tiers du pays repris récemment au groupe Etat islamique (EI), Bagdad dit peiner à trouver des fonds. Bientôt, a prévenu l'homme en tenue traditionnelle, "les manifestations ne seront plus pacifiques et plus aucun chef tribal ne pourra les arrêter". "Il y a eu des commissions formées, des engagements de Bagdad, mais on n'a jamais rien vu", a-t-elle fustigé.
Source: La Croix September 05, 2018 14:09 UTC