Pour objectiver ces écarts, l’étude s’appuie sur l’Accessibilité potentielle localisée (APL), un indicateur habituellement utilisé pour les soins de premier recours (médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes…). L’objectif : évaluer, à un niveau fin – la commune – l’adéquation entre l’offre disponible et la demande potentielle. Ici, l’APL est transposée à la médecine spécialisée, afin de dépasser une lecture limitée au seul nombre de praticiens et de mieux qualifier la réalité de la prise en charge. L’accès aux ophtalmologues et aux dermatologues repose davantage sur une offre de secteur 2, contrairement aux cardiologues, « en écrasante majorité en secteur 1 ». Les dépassements d’honoraires accentuent ainsi les écarts : l’accessibilité est plus limitée dans les communes défavorisées et plus élevée dans les communes aisées, où la demande est plus solvable.
Source: Les Echos April 08, 2026 12:12 UTC