Le président turc Recep Tayyip Erdogan(g) et le vice-président afghan Abdul Rashid Dostum à Istanbul, le 23 avril 2015, photo fournie par le service de presse de la présidence turque / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS/AFP/ArchivesSous le coup d'une enquête pour viol sur un adversaire politique, le général afghan Abdul Rachid Dostum, ex-chef de guerre et patron du nord-ouest connu pour sa violence, a quitté le pays enterrant toute illusion de justice. Dostum, cité dans le communiqué, semble également vouloir rassurer sur ce point en affirmant qu'il "se tient aux côtés de (son) peuple": "La détérioration de la sécurité dans mon pays m'inquiète", assure-t-il. Agé d'une soixantaine d'années, l’officier ouzbèke souffrirait de problèmes d'alcool et de diabète qui l'amènent à consulter régulièrement en Turquie. Mais de nombreux observateurs dans le pays ont toujours douté de voir la procédure aboutir. Reste la situation dans le nord du pays, que Dostum a longtemps tenu d'une poigne de fer: il quitte le pays alors que ses ennemis de toujours, les talibans, enfoncent les fronts.
Source: La Croix May 20, 2017 05:37 UTC