Airbus tourne la page, mais au prix fort: l'avionneur européen va verser 3,6 milliards d'euros d'amende (près de 3,8 milliards de francs), dont 2,1 milliards d'euros à la France, pour éviter des poursuites devant les justices française, britannique et américaine dans une affaire de corruption. La pénalité, qui ne vaut pas reconnaissance de culpabilité, devrait donc engloutir une bonne partie des profits d'Airbus, qui avait dégagé un bénéfice net de 3,1 milliards d'euros (environ 3,3 milliards de francs) en 2018 et présentera ses résultats annuels le 13 février. L'avionneur, qui a provisionné 3,6 milliards d'euros dans ses comptes 2019, n'entend pas user de son droit de rétractation de dix jours, selon une source proche du dossier. Le groupe voulait se mettre à l'abri d'éventuelles poursuites, notamment américaines, en collaborant avec les autorités judiciaires. Le SFO britannique et le PNF avaient ouvert leur enquête à l'été 2016, suivis l'année suivante par le ministère américain de la Justice (DoJ).
Source: Tribune de Genève January 31, 2020 14:14 UTC