Emmanuel Macron laisse Alstom, fleuron français du rail, passer sous contrôle du groupe allemand Siemens. Avec six sièges sur onze au conseil d’administration du groupe français, et une participation de 50 % au capital, l’Allemand sera le seul maître à bord. Ainsi cette alliance, donnant naissance au numéro deux mondial, ne serait en rien la création d’un Airbus du rail. Elle permettrait uniquement au groupe Allemand d’accroître sa rentabilité, de disposer du savoir-faire français et de bénéficier d’un carnet de commandes plein. L’État n'est pas une banque d'affaires et l’industrie ferroviaire n’est pas à vendre, c’est un outil essentiel pour notre politique de transition énergétique comme pour l'avenir industriel de notre pays.
Source: L'Humanite September 27, 2017 08:15 UTC