Ce sont en fait deux conceptions de l’économie européenne qui se profilent derrière le débat autour de la fusion Alstom-Siemens, refusée mercredi 6 février par la Commission européenne. Dans un cas, on privilégie une industrie européenne travaillant prioritairement pour les 500 millions d’habitants de l’UE. Dans l’autre, on accompagne des entreprises qui plongent dans la compétition mondiale et rivalisent avec les géants chinois ou américains. Mais ce monopole aurait-il été durable dès lors que le marché européen se montre traditionnellement plutôt ouvert à la concurrence extérieure ? En Chine, il faudrait même plutôt parler d’une politique pro-trust, comme en témoigne la récente fusion entre deux entreprises publiques du secteur ferroviaire.
Source: La Croix February 06, 2019 17:37 UTC