Kaïs Saïed, qui aura passé vendredi 100 jours au pouvoir, a déploré l'absence d'un nouveau gouvernement près de quatre mois après les élections, une situation qui a propulsé ce néophyte du pouvoir au centre du jeu politique, mais l'a empêché d'imprimer sa marque. Kaïs Saïed, 61 ans, qui avait jusque-là pratiquement fermé à la presse les portes du palais de Carthage, a répondu jeudi soir en direct aux questions de journalistes, une première depuis sa prestation de serment le 23 octobre. «Machine au ralenti»S'il les a assurés de son soutien, ces rencontres n'ont pas été suivies de mesures concrètes, Kaïs Saïed héritant du surnom ironique de «président des câlins». Elyes Fakhfakh, très largement battu lors des élections, a lui-même reconnu ne devoir sa légitimité qu'à Kaïs Saïed. «Kaïs Saïed est un nouveau phénomène, mais il faut encore qu'il se révèle», estime-t-il.
Source: Tribune de Genève January 31, 2020 00:56 UTC