Lorsque Denis Sassou-Nguesso est venu à Paris pour la dernière fois, le 23 mai 2025, sa visite avait été marquée du sceau de la discrétion. C’est que « L’Empereur », l’un de ses surnoms, reste pour la France et ses présidents – Emmanuel Macron comme les autres – un ami essentiel mais parfois un peu encombrant. Une tradition : en 1996, alors PDG d’Elf (absorbée par Total en 2000 après plusieurs scandales de corruption), Loïk Le Floch-Prigent déclarait que son entreprise « dirigeait » le Congo. Ayant perdu les élections multipartites de 1992, Denis Sassou-Nguesso était revenu par la force, en 1997, après deux ans d’exil doré en France, une guerre civile et un coup d’État mené avec le soutien de l’armée. Le scrutin est verrouillé par le Parti congolais du Travail (PCT), celui du président, qui porte bien mal son nom.
Source: L'Humanite March 15, 2026 14:13 UTC