Mais elle s'inquiète alors que l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada (Aléna) va être renégocié. Importer des composants d'un autre pays (principalement les Etats-Unis), les assembler puis les vendre à l'étranger, à un tarif défiant toute concurrence grâce au faible coût de la main d'oeuvre mexicaine. De leurs chaînes d'assemblage sortent notamment des appareils électroniques ou des pièces automobiles, expédiés majoritairement vers le voisin américain, destinataire de 80% des exportations mexicaines. Son usine a parmi ses principaux clients le groupe américain Ford, un des premiers à fabriquer des voitures au Mexique, des décennies avant l'Aléna, mais aussi l'un des premiers à changer son fusil d'épaule. Mais si Donald Trump accuse les Mexicains d'être les grands gagnants de l'accord de libre-échange, pour les ouvriers des usines d'assemblage, le butin est bien maigre.
Source: La Croix August 14, 2017 06:11 UTC