La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est sortie de son silence jeudi au sujet des deux journalistes de Reuters condamnés à sept ans de prison après une enquête sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée, pour défendre leur emprisonnement. Tout juste a-t-elle concédé que les militaires auraient pu «mieux gérer» la crise. Aung San Suu Kyi est directement visée par le rapport des experts de l'ONU, qui déplore qu'elle n'ait pas utilisé son «autorité morale» pour tenter de faire cesser les atrocités. Accord de rapatriementEn 2017, sous la menace de l'armée et de milices bouddhistes, plus de 700'000 Rohingyas ont fui le pays. Les réfugiés rohingyas refusent, quant à eux, de revenir tant que leur sécurité et leurs droits ne seront pas garantis.
Source: Tribune de Genève September 13, 2018 03:45 UTC