Pliée en deux, Aurore Schneider fouille la terre de sa main gantée pour aller déterrer le précieux légume, qu'elle dépose dans un cageot. «Ça me permet de faire quelque chose pendant le confinement, ça m'évite de rester à la maison et en plus ça aide et ça me permet de gagner de l'argent», explique-t-elle. Mais depuis, les Frick ont changé d'avis, également confrontés à de nombreux appels de clients fidèles désireux de venir acheter des asperges à la ferme. «On pense commencer la récolte vers le 15 avril avec quatre personnes, contre 20 habituellement», sur un quart de la surface totale, explique Mme Frick. Un nombre de saisonniers réduit «au strict minimum» qui devrait notamment permettre de limiter les contacts dans les véhicules qui les emmèneront aux champs.
Source: La Croix April 04, 2020 08:13 UTC