Le récit de « New York Cannibals » est plus ésotérique et moins historique que le premier tome des aventures du Russe Pavel en Amérique. Mais l'amitié et l'amour exprimés par le dessin de Boucq - qui a depuis longtemps prouvé qu'il était bien plus qu'un humoriste - rendent cet album touchant et captivant. Cette rencontre s'avérera bien plus qu'une simple confrontation sportive : un véritable affrontement idéologique entre deux systèmes, qui poussera le camp communiste à tous les excès pour tenter de l'emporter. Expliquant sans juger, démontrant sans accuser, l'adaptation en bande dessinée par Corbeyran et Dégruel du livre de Manon Quérouil-Bruneel et Malek Dehoune est plus une étude sociologique qu'un récit. Baru revient sur le parcours de cette diaspora aujourd'hui intégrée, mais qui fut longtemps à cheval entre deux pays, deux cultures.
Source: Les Echos September 13, 2020 09:56 UTC