D'après la prévision médiane de 18 experts, la Chine aurait vu la croissance de son produit intérieur brut (PIB) ralentir à 6,6% de juillet à septembre, après s'être stabilisée à 6,7% au deuxième trimestre. Le spectaculaire redressement du marché immobilier joue un rôle-clef: immobilier et construction représentent environ 15% du PIB chinois et soutiennent la production manufacturière (matériaux, électroménager). Mais l'immobilier, que les Chinois plébiscitent faute d'autres placements fiables et rémunérateurs, n'est pas une martingale: la fièvre des achats d'appartements est largement alimentée par une embardée des prêts et la spéculation. La dette publique et privée, qui avoisine 250% du PIB, alimente le spectre d'une crise financière, à l'heure où gonflent déjà les ratios de créances douteuses des banques. Néanmoins, soucieux de maintenir l'activité, Pékin pourrait se garder de resserrer sa politique monétaire --quitte à conserver l'épée de Damoclès de la dette actuelle et à laisser filer le crédit.
Source: La Croix October 17, 2016 06:31 UTC