En l’occurrence, ce qui a détourné les capitaux du franc a totalement dépassé le champ des possibilités de la BNS. A ce jeu de bascule, le franc fort n’est pas gagnant, car si la confiance revient, il n’y a plus beaucoup de raisons de le privilégier dans les politiques de placement. Et le «carry trade», cette manière très spéculative de profiter des écarts de rendement, est en train de faire son grand retour. En clair, il faudrait admettre pour cela que le franc soit irrévocablement lié à l’euro. Ou, plus clairement encore, que la Suisse fasse partie de la zone euro, ce qui suppose au préalable qu’elle rejoigne l’Union.
Source: Tribune de Genève March 01, 2021 05:48 UTC