Jusqu'ici, l'essentiel des entreprises visées se voyaient offrir des quotas d'émissions gratuits, qu'elles peuvent revendre: Bruxelles veut les restreindre drastiquement. Pour la Commission, il s'agit d'un "ajustement aux frontières" et non d'une taxe, pour contrer l'accusation de protectionnisme. En pratique, cela reviendrait à obliger les fournisseurs de carburants ou de fioul domestique à acheter des quotas d'émissions au prix du CO2, répercutant mécaniquement ce surcoût sur la facture des ménages. Mais Domien Vangenecheten, de l'ONG E3G, dénonce la prolongation attendue, pour des années, des quotas d'émissions gratuits aux industriels: "On voit beaucoup de carottes, sans l'ombre d'un bâton". Les élus verts demandent leur arrêt immédiat, réclamant aussi "un prix-plancher" du CO2.
Source: La Liberte July 14, 2021 15:11 UTC