VIDÉO - Le débat télévisé, ce lundi soir, entre les deux rivaux, n'est que l'ombre portée d'un clivage profond dans la société américaine. Obama reconnaît qu'il existe une Amérique avec laquelle il n'a jamais établi le contact et que le retour de bâton pourrait le forcer à remettre les clefs du Bureau ovale à un milliardaire populiste incarnant son antithèse absolue. Le sociologue Michael Kimmel (1) le définit comme «le sentiment d'être lésé (…) de ceux qui travaillent dur et respectent la loi mais voient la rétribution qu'ils escomptaient leur être volée» par d'autres. D'aucuns la comparent à la «révolution jacksonienne», qui avait porté Andrew Jackson, un planteur populiste du Tennessee, à la Maison-Blanche en 1829. Il s'agissait déjà de «reprendre aux élites le contrôle du pays», pour le rendre à une plèbe «déplorable», comme l'a qualifiée Hillary Clinton.
Source: Le Figaro September 26, 2016 17:39 UTC