Louis-Ferdinand Céline : la honte comme l’envers et l’endroit de l'humanitéVoyage au bout de la nuit, « ce moment capital de la nature humaine[1]… » : c’est de cette manière que Louis-Ferdinand Céline présentait son roman aux éditions Gallimard. Parce que Céline serait la honte du genre humain pour prôner l’antisémitisme, parce qu’il faudrait avoir honte de lire Céline, ou parce que Céline nous met devant notre propre honte d’être homme ? C’est en ce sens que pour Levinas Louis-Ferdinand Céline est l’écrivain qui porte sur lui la honte du genre humain. »Ce colloque se présente avant tout comme une invitation à relire les textes de Louis-Ferdinand Céline à la lumière des figures multiples de la honte. [3] Céline Louis-Ferdinand, Lettre à Albert Paraz, 1er juin 1947, in Gibault François, Céline, Bouquins éditions, Paris, 2022, p. 634.
Source: L'Humanite January 08, 2024 16:27 UTC