Il ne ressemble pas davantage à celui d’un parent d’enfant handicapé psychique qui, ne comprenant pas et ne supportant pas l’enfermement, manifeste son désarroi par des crises à répétition. Il n’est pas celui d’un proche de détenu qui ne sait pas quand les parloirs reprendront et qui s’inquiète des alertes concernant la propagation du virus en prison. Ni non plus celui de l’enfant d’une personne âgée qui sait que son parent, n’ayant plus de visite, risque de perdre ses derniers repères, voire de mourir parfaitement seul. Être confiné, c’est être encore un peu plus hors circuit, c’est être encore un peu plus éloigné de celui des autres. Pour ceux-là non plus, le confinement ne changeait pas grand-chose : sans doute en avaient-ils été avisés mais cela manifestement ne les concernait pas … Leur santé ?
Source: La Croix March 28, 2020 11:26 UTC