Réservé aux abonnésDÉCRYPTAGE - Après avoir déconseillé AstraZeneca aux moins de 55 ans, la Haute Autorité de santé a misé sur un vaccin à ARN messager pour la deuxième dose. La Haute Autorité de santé (HAS) devait trancher le sort des 533.000 personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première dose de vaccin AstraZeneca, mais ne pouvant plus recevoir la seconde prévue. Les experts l’ont rappelé vendredi matin : impensable de revenir sur la recommandation de ne pas injecter le vaccin AstraZeneca aux moins de 55 ans, le très faible nombre de secondes doses délivrées en France (367 au 28 mars 2021) ne permettant pas de juger si celle-ci est moins, plus ou autant à risque thromboembolique que la première. Mais hors de question de laisser les gens avec une unique injection, l’immunité conférée par une seule dose étant trop incertaine sur le long terme…À lire aussi :AstraZeneca: «De nombreux arguments en faveur» d’une deuxième dose différente, selon la HASLa HAS a donc choisi : la deuxième dose se fera avec un vaccin à ARN messager (Pfizer/BioNTech ou Moderna), un schéma dit «prime-boost hétérologue». Une décision contestée, notamment par l’Organisation mondiale de la santé qui a estimé vendredi que faute de «données adéquates», les experts ne pouvaient pas
Source: Le Figaro April 10, 2021 14:20 UTC