Le premier ministre Boris Johnson lors d'une conférence de presse à Londres le 9 septembre 2020 / POOL/AFPLe Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé samedi que l'Union européenne menaçait d'instaurer un «blocus alimentaire» en Irlande du Nord, justifiant ainsi son revirement sur l'accord de Brexit face aux critiques qui pleuvent au sein de son propre parti. Brexit : dates clés / AFPSelon un rapport publié samedi par le Financial Times, plusieurs fonctionnaires britanniques avaient en effet prévenu Boris Johnson en janvier que l'accord du Brexit qu'il s'apprêtait à signer comportait ce type de risques. Le texte finalement signé prévoyait que la province britannique reste pendant quatre ans soumise à certaines dispositions européennes, notamment concernant le commerce. La situation s'est alors envenimée, l'UE affirmant qu'elle allait poursuivre le Royaume-Uni s'il ne retirait pas ses modifications d'ici fin septembre. C'est au nom de cette confiance brisée que plusieurs députés conservateurs rebelles ont menacé vendredi de ne pas voter le projet de loi, craignant que le revirement de Boris Johnson n'entame la crédibilité internationale du Royaume-Uni.
Source: La Croix September 12, 2020 12:36 UTC