On connaissait Mina Kavani depuis I’m deranged, un solo sombre qui naviguait dans sa conscience tourmentée de jeune Iranienne contrainte à l’exil. S’y révélaient une présence et une voix puissante, forte de ses intensités. S’y révélait aussi une croyance dans ce que les outils du théâtre peuvent faire valoir aux côtés de mots complexes et de sentiments paradoxaux : ses mots se voyaient pris dans un découpage de lumières et de reflets aux accents expressionnistes, et l’actrice, au milieu, y décrivait un errement bouleversant. Il a fallu à l’actrice et metteuse en scène parler par elle-même avant d’oser épouser les mots d’une autre, c’est son propre aveu. L’autre, c’est Forough Farrokhzad, poétesse scandaleuse pour la société de son temps devenue pourtant...
Source: L'Humanite February 22, 2026 20:14 UTC