Réfugié dans l'aéroport, avec ce qui reste de ses services, l'énarque quinquagénaire coordonne l'expatriation des derniers Français résidant en Afghanistan et des Afghans autorisés à les accompagner pour éviter le traitement que les talibans ont la réputation de réserver aux « collabos » de l'Occident. Et pourtant, il n'est pas dit que cette poudrière lui paraisse plus périlleuse que le bouillon politicien français. Au même moment, censé parler pour le président, lui-même n'avait pu trouver les mots face aux questions incessantes des journalistes sur l'éclatement du couple présidentiel. Après l'exil sur Venice Beach, le protégé répudié avait dû patienter à l'ONU puis étrenner la fonction d'ambassadeur du numérique. Confronté quotidiennement aux horreurs de la guerre civile, l'ultime coquetterie de cet esthète aura consisté à tweeter en ce mois d'août des tableaux de Van Dyck, Fra Angelico, Matisse ou Degas, alors que les talibans marchaient sur Kaboul.
Source: Les Echos August 18, 2021 15:40 UTC