Cinq mois après la disparition de Claude Monet, le 5 décembre 1926, 19 panneaux des « Nymphéas », peints à Giverny, dans l’Eure, là où il peut véritablement séjourner en 1890 avec la quiétude d’une certaine aisance financière, étaient installés dans les deux grandes salles ovales du musée de l’Orangerie à Paris. Ils exercent une véritable fascination, une sorte d’attraction pour les visiteurs plongés dans un univers d’eau et de reflets. Ils sont immenses, sur 90 mètres linéaires au total et une hauteur de 2 mètres. Les verts, les bleus, les violets, les mauves y dominent, mais l’incandescence du panneau « Soleil couchant », de 6 mètres de large, y explose avec le reflet dans l’eau des derniers feux de l’astre… Le peintre André Masson parlera de l’ensemble de l’Orangerie, expression ultime de décennies de peinture avec « acharnement »...
Source: L'Humanite March 28, 2026 09:28 UTC