ANALYSE - Le risque du catastrophisme un peu condescendant avec lequel nous observons les soubresauts de la démocratie britannique est de perdre de vue que cette crise est aussi celle de l’Occident et d’une Union européenne qui, si elle ne résout pas ses problèmes, connaîtra d’autres «exits» ou d’autres révolutions. Vu de ce côté-ci de la Manche, le feuilleton haletant du Brexit donne l’impression d’avoir atteint le seuil d’un désastre politique imminent, si un changement de cap radical n’y met pas rapidement «bon ordre». Au fond, les Anglais l’auraient bien cherché…Mais n’est-ce pas une démarche de courte vue? Le catastrophisme est-il pertinent, la démocratie britannique en danger, et Boris Johnson, un apprenti dictateur prêt à rompre l’équilibre des pouvoirs et à abuser de ses fonctions pour «sortir» coûte que coûte de l’Union? La seule issue ne serait-elle vraiment qu’un retour aux urnes afin de se débarrasser du «virus du Brexit», comme le défendait la semaine dernière l’hebdomadaire conservateur The Economist, au risque de bafouer ...
Source: Le Figaro October 03, 2019 17:05 UTC