"C'est un des derniers bastions du patriarcat" dans la loi tunisienne, estime Sana Ben Achour, universitaire et présidente d'une association de soutien aux femmes, Beity. "Il faut qu'il y ait une égalité des droits puisque cela a été prévu par la Constitution" votée dans la foulée de la révolution de 2011, souligne-t-elle. Le simple fait que le débat batte son plein, c'est déjà une victoire, a assuré Monia Ben Jemia, présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates, qui espère le vote d'une loi dans l'année à venir. Le président tunisien Béji Caïd Essebsi avait relancé en août dernier le débat sur cette question sensible, jugeant que la Tunisie se dirigeait inexorablement vers l'égalité "dans tous les domaines". Cela impliquerait de modifier le code successoral afin que les hommes n'héritent plus systématiquement du double de ce qui est légué aux femmes, une mesure fondée sur le droit islamique.
Source: L'Humanite March 10, 2018 19:52 UTC