Polar » Il y a les odeurs du café, l’ambiance romaine sensuelle, voire païenne, et le fascisme omniprésent qui, en gendarme vorace et viriliste, exige un coupable même s’il est innocent. Naguère journaliste, Michel Chevallier offre avec Rome est une femme un premier roman policier qui privilégie la lente description d’atmosphères, au temps d’un certain Mussolini. Ces atmosphères, le lecteur les vit intensément à travers les yeux de Cesare, un jeune policier. Quelque peu sentencieuse, son amie Liana, jeune femme à l’esprit mûr qui travaille dans un café, lui sert de guide. L’intrigue qui traverse ce polar est simple et classique, et ne s’accélère qu’à la fin, lorsque Cesare, soudain pugnace, trouve le fin mot de l’enquête.
Source: La Liberte February 27, 2021 02:14 UTC