La Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) a fait part jeudi soir à PSA de sa décision de transmettre au parquet les résultats de son enquête sur les réglages des systèmes antipollution des moteurs Diesel du constructeur français. Celui-ci pourrait donc se retrouver dans le viseur de la justice comme Volkswagen, Renault et Fiat - les dossiers des deux premiers se retrouvant désormais dans les mains de juges d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire pour tromperie. Selon PSA, la DGCCRF s'interroge sur le comportement de cinq véhicules dépassant les normes NOx sur certains tests menés par la commission Royal, chargée de détecter la présence de logiciel truqueur. A vrai dire, les tests menés par l'organisme spécialisé Ifpen à la demande de la DGCCRF dédouanaient PSA, même si certains modèles de ce dernier dépassaient les plafonds en conditions réelles de conduite. D'abord parce que le dossier est à cheval entre Bercy et le ministère de l'Environnement, mais surtout parce que l'Etat, chargé par Bruxelles de contrôler l'homologation des nouveaux véhicules, dispose de participations dans Renault et PSA.
Source: Les Echos February 09, 2017 17:48 UTC