Nous sommes fin 2008 et c'est la panique chez tous les concessionnaires automobiles de l'Hexagone : le marché automobile national s'effondre en quelques semaines, miné par un phénomène exogène, non pas une pandémie mondiale mais une crise financière qui secoue l'ensemble du monde occidental. Le malaise qui couvait depuis l'été 2007 au sujet des fameux « subprimes » est devenu un maelström planétaire en septembre 2008 avec la faillite retentissante de Lehman Brothers - qui n'affecte plus seulement les aspirants à l'achat d'une maison à crédit dans le Midwest américain. Il y a douze ans, dans toute l'Europe, les candidats au leasing automobile sont dans la nasse et gardent leur vieille guimbarde « qui ne roule pas si mal » en attendant des jours meilleurs. En France, le gouvernement rejoue en décembre l'éternelle scène de la prime à la casse. Mais cet énième remake des populaires « Juppettes » et « Balladurettes », payé par le contribuable, fait les beaux jours des Dacia Sandero assemblées en Roumanie et des Renault Twingo slovènes comme des Citroën C1 et Peugeot 107 venant de République tchèque.
Source: Les Echos March 24, 2020 17:04 UTC