Envoyée spéciale à KaboulQui sont ces ombres noires, sans visage, qui surgissent dans l’université Shahid-Rabbani de Kaboul? Elles ne se présentent pas, ne parlent pas, ou alors juste entre elles, vont et viennent, acheminées dans un auditorium par des hommes enturbannés. Aucun reporter afghan ne sait nommer cet étrange habit, rare en Afghanistan, et qui les surprend tous: il s’agit d’un niqab doté d’un sitar, c’est-à-dire d’un tissu qui recouvre les yeux, assez fin pour laisser transparaître le monde. À défaut de sitar, certains niqabs sont équipés de larges œillères qui camouflent tout autant le visage. À lire aussiAvec les nouveaux maîtres de Kaboul, notre reportage au cœur du pouvoir talibanAlors que les retardataires prennent
Source: Le Figaro September 13, 2021 16:58 UTC