« Il a tout fait pour la Géorgie », dit le père, chauffeur de bus, à voix basse. Le scandale est parti de la découverte, aux murs de l’immense cathédrale de la Sainte-Trinité de Tbilissi, d’une icône représentant Staline aux côtés de sainte Matrona de Moscou. L’apaisement n’est venu que mi-janvier, quand l’Église géorgienne a ordonné le décrochage de la peinture. Les pauvres, ceux qui ont le plus perdu, se raccrochent à la figure de Staline comme au symbole de temps meilleurs. Chez les fondamentalistes orthodoxes, cette situation a créé une étonnante hybridation entre dévotion à l’Église et fétichisme du dictateur, qui avait pourtant tout fait de son vivant pour abattre l’Église géorgienne.
Source: La Croix February 04, 2024 21:59 UTC